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Ancien calice baroque en argent doré. Favier Frères. Lyon, France, vers 1880

Ancien calice français de Favier Frères, Lyon, vers 1880, en argent doré, présentant une riche iconographie eucharistique et un excellent état général.

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Ancien calice baroque en argent doré. Favier Frères. Lyon, France, vers 1880

Important calice français de style baroque fabriqué à Lyon vers 1880 par la maison Favier Frères, entièrement réalisé en argent doré et dont la qualité d'exécution saute aux yeux dès le premier regard. C'est une pièce d'une présence extraordinaire, aux proportions élégantes et particulièrement riche dans son programme ornemental, avec une iconographie soigneusement répartie entre la base, le nud et la fausse-coupe. Sa hauteur imposante de 30 cm lui confère une prestance remarquable parmi ce type d'uvres liturgiques, et l'ensemble conserve un aspect magnifique tant par son design que par l'état dans lequel il nous est parvenu.

La base est l'une des parties les plus riches et les plus attrayantes du calice. On y voit une croix centrale en relief, flanquée de trois médaillons figuratifs très bien travaillés. L'un d'eux représente Jésus-Christ, représenté en buste, la main sur la poitrine et la tête entourée d'un halo de rayons, dans une image d'une grande force dévotionnelle. Un autre médaillon montre saint Joseph tenant l'Enfant Jésus dans ses bras, dans une composition très chaleureuse et intime, réalisée avec beaucoup de détails tant au niveau des visages que des plis des vêtements. Le troisième médaillon représente la jeune Vierge Marie, les mains jointes en signe de prière et la tête légèrement inclinée, dans une image sereine et très soignée. Entre ces médaillons s'étend un décor de vignes et d'épis de blé, motifs clairement eucharistiques, traités en relief fin et avec une abondance de détails. Sur le halo extérieur de la base, ces éléments réapparaissent, accompagnés en outre de plusieurs symboles de la Passion, parmi lesquels les clous, la couronne d'épines et le fouet, intégrés à l'ornementation. Tout cela confère à la base une grande variété, témoigne d'un travail considérable et présente un contenu religieux très visible sous tous les angles.

Le nud est également travaillé avec une grande richesse. Il ne s'agit pas d'une zone traitée de manière secondaire, mais d'une partie importante du dessin, tant par son volume que par sa décoration. On y retrouve les vignes, les épis de blé et les roseaux, intégrés avec équilibre dans la composition. Tout cela lui confère de la texture, du mouvement et de la profondeur, et rend la tige particulièrement agréable à tenir en main. Ce travail ornemental améliore considérablement la transition entre la base et la calotte, et témoigne d'un travail d'orfèvrerie soigné, propre à une maison prestigieuse. De plus, la dorure contribue à mettre en valeur les reliefs et multiplie l'effet visuel de ces zones décoratives sans tomber dans l'excès.

La fausse-coupe conserve le même niveau de finition et concentre à nouveau une grande partie de l'intérêt visuel de la pièce. On y trouve trois médaillons consacrés aux vertus théologales, chacun représentant une figure féminine en relief. Sur l'un d'eux apparaît la Foi, assise, tenant la croix d'une main et le calice de l'autre, dans une représentation très claire et très caractéristique de ce type de pièces. Dans un autre, on voit l'Espérance, également assise, avec l'ancre posée à ses côtés, dans une image sereine et bien composée. Le troisième médaillon est consacré à la Charité, représentée comme une mère entourée d'enfants, dans une scène plus chaleureuse et plus animée, qui offre en outre un très beau contraste avec les deux autres figures. Les trois médaillons sont encadrés par des cartouches bien dessinés et se détachent sur le fond doré de la coupe, avec des figures en relief et des détails visibles sur les visages, les cheveux, les plis des vêtements et les attributs de chaque vertu. Parmi eux réapparaissent les motifs végétaux ajourés, les épis, les feuilles et les grappes, reliant cette zone à la décoration du reste du calice et conférant à la fausse-coupe un aspect très riche et très travaillé.

Le calice présente des poinçons à plusieurs endroits de la pièce. Plus précisément, on les retrouve à la base, où figurent à la fois ceux de l'argenterie française et ceux de l'orfèvre Javier Frères, ainsi que sur la fausse-coupe et sur la coupe elle-même. Quant à son état de conservation, le calice se présente en excellent état d'usage et de conservation. La dorure est en très bon état. Cette bonne conservation permet d'apprécier davantage la finesse du travail décoratif et la richesse iconographique de toutes ses parties.

Il s'agit d'un calice baroque particulièrement attrayant, tant par sa taille que par la richesse de sa décoration et son bon état général. Il peut constituer une pièce magnifique pour un prêtre sur le point d'être ordonné, pour une paroisse ou une chapelle souhaitant réintroduire un calice à la présence marquée dans le culte liturgique, ou pour un collectionneur à la recherche d'une uvre d'art sacré aboutie et dotée d'une forte présence visuelle. Sa dorure, la qualité des reliefs, la richesse iconographique et la solidité de l'ensemble en font non pas un calice ordinaire, mais une pièce imposante, capable de se démarquer par elle-même. C'est le genre d'uvre qui allie dévotion, qualité et beauté en une seule pièce, et c'est précisément pour cette raison qu'elle ne passe généralement pas inaperçue longtemps lorsqu'elle est mise en vente.

Dimensions : Hauteur 30 cm (11,81 pouces). Diamètre de la coupe 8,8 cm (3,46 pouces). Diamètre de la base : 14,7 cm (5,79 pouces). Poids : 473 g.

Histoire de Favier Frères

La maison Favier fut l'une des références de l'orfèvrerie religieuse lyonnaise du XIXe siècle. Les sources patrimoniales françaises associent le nom de Favier Frères à un atelier familial actif à Lyon dès les années 1820, d'abord autour d'André-Michel Favier et de Jean-Marie François Henri Favier, puis avec d'autres membres de la famille, dont Jean-Baptiste et Claude Favier. Le poinçon le plus reconnaissable de la maison, composé des lettres FF et d'un soleil dans un losange horizontal, apparaît sur de nombreuses pièces liturgiques conservées dans des églises et des collections publiques françaises, ce qui donne une bonne idée de la diffusion et du prestige acquis par cet atelier.

Lyon était alors l'un des grands centres français de production d'orfèvrerie ecclésiastique, et des maisons telles que Favier fournissaient des calices, des ciboires, des ostensoirs et d'autres objets de culte aux paroisses, chapelles et communautés religieuses. Sa production se distingue par le soin apporté au relief, par la richesse de l'iconographie dévotionnelle et eucharistique, ainsi que par une exécution technique solide, en parfaite adéquation avec le grand essor de l'orfèvrerie liturgique française du XIXe siècle.

Une pièce telle que ce calice permet de bien comprendre pourquoi la maison Favier jouissait d'une telle considération. Il ne s'agit pas seulement d'un objet fonctionnel destiné au culte, mais d'une uvre conçue pour transmettre dignité, richesse visuelle et contenu symbolique. C'est pourquoi le nom de Favier reste aujourd'hui très prisé dans le domaine de l'art sacré français et parmi les collectionneurs à la recherche de pièces liturgiques alliant véritable qualité et belle prestance.

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